13/03/11

Les faux monnayeurs

"Il a quatorze sous dans sa poche, pas un liard de plus. Il entre dans un bar; prend un croissant et un café au lait sur le zinc. Coût : dix sous. Il lui en reste quatre; crânement, il en abandonne deux sur le comptoir, tend les deux autres à un va-nu-pieds qui fouille une boîte à ordures. Charité? Défi? Peut importe. A présent, il se sent heureux comme un roi. Il n'a plus rien; tout est à lui!"

"Laura ne semble pas se douter de sa puissance; pour moi qui pénètre dans le secret de mon coeur, je sais bien que jusqu'à ce jour, je n'ai pas écrit une ligne qu'elle n'ait indirectement inspirée. (...) et toute l'habileté de mon discours, je ne la dois qu'à mon désir constant de l'instruire, de la convaincre, de la séduire. Je ne vois rien, je n'entends rien, sans penser aussitôt : qu'en dirait-elle? J'abandonne mon émotion et ne connais plus que la sienne. Je ne me rassemble et ne me définis qu'autour d'elle. (...) Involontairement, inconsciemment, chacun des deux êtres qui s'aiment se façonne à cette idole qu'il contemple dans le coeur de l'autre..."

"Les bons travailleurs ont toujours le sentiment qu'ils pourraient travailler davantage."

"Je ne me sens jamais vivre plus intensément que quand je m'échappe à moi-même pour devenir n'importe qui"

Posté par leblogdemilie à 16:05 - Permalien [#]